Clap de fin
décembre 9th, 2011Ben oui, c’est le clap de fin de ce blog.
Je sais que c’est un peu brutal comme final. C’est bizarre, finalement, les raisons qui nous poussent à écrire un blog : partager avec des milliards d’internautes anonymes (potentiels ! Je sais bien qu’on est plus près de la dizaine en ce qui me concerne) un journal qui parfois devient un peu intime. Et tant que je savais que tout ça était anonyme, comme une feuille morte parmi d’autres feuilles mortes, cela m’allait très bien. Il y avait juste quelques personnes plus ou moins intimes et en tout cas triées sur le volet à qui j’ai donné la clé de ce blog, personnes pour les quelles il n’y avait plus d’anonymat. Mais cela ne perturbait pas ma liberté de ton, ma liberté de sujet. Deux ou trois personnes tout au plus.
Et pui un jour, on réalise que parmi les lecteurs, il y a des lecteurs qu’on n’a pas désiré, qui ne sont plus des anonymes ou des “triés sur le volet”, des lecteurs qu’on ne désire pas, à qui on n’a pas envie de montrer une facette de soi autre que celle qu’on leur laisse voir lors de nos relations non-virtuelles. Alors voilà, je veux juste rester une feuille morte parmi les feuilles mortes et ce blog ne le permet plus. Je ne peux plus continuer, car je ne me sentirais plus libre. Alors j’arrête ici. Je reviendrai ailleurs, dans un autre blog, à nouveau anonyme, à nouveau feuille morte parmi les feuilles mortes. Il n’y aura plus BelHomme, Minimoi et futur(e) Mininous. Il y aura une autre page avec d’autres mots. Il vous faudra chercher pour me retrouver !
J’ai commencé ce blog au moment le plus noir de mon existence, quand la violence d’AffreuxEx s’est déchainée contre moi. Alors je vous donne ce lien vers l’association qui m’a aidée, m’a soutenue, au cas où au hasard de votre vie, des femmes vous sembleraient confrontées à la violence intra-familiale : www.ajc-violence.org/spip/
Aujourd’hui rien n’est rose (je ne sais pas pourquoi, mais ça a changé de couleur…). Je pensais avoir bouché les failles en moi qui faisaient que j’avais vécu ce que j’avais vécu. Mais voilà, je les ai encore car je n’ai tout simplement pas pensé qu’on pouvait présenter les mêmes failles dans sa vie profesionnelle. Alors j’ai encore du boulot, pour être aussi respectée dans mon travail, considérée comme quelqu’un à part entière. Faudra peut-être que j’en parle à ma psy !
Et puisque ce blog, tout comme moi, a vécu et survécu grâce à BelHomme, je lui dédis ceci :
A bientôt dans une autre vie, un autre blog….
Bon vent !